Travaux sociologiques

« Le risque et l’incertitude sont aujourd’hui étroitement associés à l’accouchement et justifient, selon le monde médical, qu’il soit pris en charge à l’hôpital. Toute parturiente est ainsi considérée comme ni malade, ni tout à fait en bonne santé. Dans cet article, Solène Gouilhers-Hertig s’intéresse à des femmes qui interrogent cette prise en charge standardisée et choisissent d’accoucher en maison de naissance ou à domicile en Suisse romande. L’analyse de onze entretiens semi-directifs réalisés auprès de mères ayant accouché récemment montre que celles-ci ne rejettent pas le questionnement relatif au risque, mais la culture dominante du risque. Elles se réfèrent à une culture du risque personnalisée qui associe la prise en compte de risques médicaux individualisés et de risques non médicaux. Leur choix étant stigmatisé, l’enjeu est d’organiser leurs discours autour du risque comme « savoir faisant autorité » (authoritative knowledge) afin de légitimer une pratique marginale. »

Davis-Floyd, R. (2007). Daughter of time: the postmodern midwife. Revista da Escola de Enfermagem da USP, 41(4), 705-710.
Cet article présente la notion de « sage-femme post-moderne », en la définissant comme une sage-femme qui prend du recul face à la bio-médecine et d’autres systèmes de connaissance alternatifs et traditionnels, en navigant aisément entre ces systèmes pour mieux servir les femmes. Elle développe une vision locale et globale, dispose de compétences multiculturelles, et s’engage politiquement, mobilisant les ressources dont elle dispose pour préserver la sage-femmerie dans l’intérêt des femmes. Article en anglais, espagnol et portugais.
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