Catherine et Pierre

Accoucher à domicile.
Ou hommage à notre ange Elisabeth !

Dès la révélation de la grossesse (bien attendue, je l’avoue) – après un merveilleux séjour à Hambourg nous rapprochant d’avantage Pierre, Anastasia et moi – ma première envie a été d’accoucher encore plus naturellement que pour notre aînée. Moins d’hôpital encore, moins de protocoles, moins de passivité et de stress ; plus de liberté, de lien et d’instinct. Ceci dit, le domicile a vite été exclu, nous avions peur… Peur que la mort éventuelle reste empreinte dans notre maison pour ma part, peur de ne pas être encadrés médicalement en cas de problème pour Pierre. Et que faire d’Anastasia, notre grande ?

Avec le soutien de ma première sage-femme en cabinet libéral, Danièle, ainsi que l’ostéopathe Vincent et l’haptonome Claudie, je me suis rapidement approprié la grossesse qui s’est réellement déroulée sans encombre. Plus je m’investissais dans les différentes solutions d’accouchement (multiples inscriptions en centres hospitaliers, celui à proximité de la maison ou encore un autre acceptant le plateau technique), plus l’angoisse que ce moment nous échappe m’étouffait… Et s’il y a des bouchons sur la route ? Et si Pierre doit revenir de Genève en heure de pointe ? Cela rajoute tellement de délai. Et si les conditions météo sont défavorables ? Si le trajet ou l’attente en maternité me stresse trop, je risque de quitter la bulle qui me paraît fondamentale pour rester sereine… Et si on n’écoute pas mon projet de naissance physiologique ? Et si je n’accède pas à la salle « Nature » d’accouchement ? Et si les pédiatres me retiennent sans raison médicale comme la première fois ? Et quand Pierre et Anastasia doivent repartir le soir lors de la fin des horaires de visite, comment vais-je encore vivre ces séparations ? Vais-je obtenir une chambre simple ? Devrons nous emmitoufler notre nouveau-né si fraîchement sorti d’une eau à 37 degrés dans des habits si lourds et secs afin d’affronter un froid traumatisant ? Et Anastasia dans tout ça, on l’aura « abandonnée » où et quand ?! Au secours !!!

Trop de questions dans la tête, aucune solution d’apaisement… Qu’est-ce qu’il y a alors dans mon corps, dans mon âme ? Accoucher au sein de notre foyer et de notre famille, près du feu, dans un environnement que l’on connaît vraiment bien. Tout serait à portée de main. Y compris le confort. J’ai aussi le sentiment que Pierre serait plus à son aise même s’il n’y croit pas encore à ce moment-là, je n’ai pas peur car j’ai confiance en lui.

Retour donc à mon envie de départ, sentie viscéralement et jusque-là étouffée. J’en parle à Pierre qui a confiance en mes capacités démultipliées lorsque je suis convaincue et qui sent grâce à l’haptonomie que le bébé et nous deux formons une équipe, dans une bulle d’amour. Que tous les trois, on peut communiquer. Et qu’il peut être bon de rester dans cette bulle…

Reste à aborder nos appréhensions. Alors nous rencontrons deux sages-femmes proposant un accompagnement dans cette solution (en Suisse, car la France est encore une fois en retard), Nathalie qui nous a offert cette chance en acceptant de nous recevoir et Elisabeth qui a accepté immédiatement, probablement en sentant la natalité en moi. Nous ayant écoutés puis éclairés et rassurés, un lien (tardif, 1 mois avant !) s’est créé entre nous tous. Il suffisait alors de régler la question des éventuelles difficultés à anticiper, s’organiser pour l’accompagnement d’Anastasia, préparer les lieux à notre convenance et tisser les liens de la connaissance et de confiance avec ces femmes merveilleuses… Et c’est tout ! Et le sourire dans mon âme qui revient… L’apaisement immédiat comme si l’instinct était enfin entendu !! Des films nous ont été conseillés lors de cette rencontre : une petite vidéo comparant le début de la grossesse (l’acte sexuel) caricaturalement hyper médicalisé, comme l’est souvent la fin de la grossesse (l’accouchement) en centre hospitalier, situation improbable ! Et « Le Premier Cri » qui nous a bouleversés et convaincus que notre projet si fou en théorie n’était que naturel dans le monde… Le livre « L’Art du Souffle” m’apprend la joie d’accompagner mes sensations plutôt que de les subir. Enfin, une vidéo d’une femme accouchant avec les sons de sa voix comme accompagnement, en robe de chambre blanche et de jolies bougies m’a donné l’envie irrépressible d’accoucher dans des conditions similaires !

Préparatifs…

Quel bonheur et quel instinct maternel de préparer le nid ! Prendre le temps de prévoir ces moments de douleur… Se questionner, se sentir, apprendre à se connaître, comprendre ce qui va se passer, anticiper des moyens d’apaisement. Avoir sous la main nos propres outils pour répondre à chaque besoin qu’on imagine. Faire des achats pour nous quatre (la famille) plutôt que juste pour le nouveau-né à venir. Utiliser sa maison autrement, découvrir des poutres pour suspendre un drap d’étirements par exemple. Toucher les serviettes pour trouver la plus douce. Sortir à nouveau les tout petits habits de bébé fille. Éplucher les nombreuses listes de conseil, prévoir ce qu’on aurait pris pour la maternité mais sans devoir faire de sélection (faute de place dans la valise). Afficher les photos de positions de soulagement et celles d’accouchement pour se donner des idées. Décorer l’espace de naissance, afficher aussi des mots doux…

Parler de tout ça avec Anastasia. Lui expliquer ce qui peut se passer, mettre des mots pour qu’elle ne soit pas surprise. Un super livre nous y a aidé (Noras Geburt). Je crois que l’image de la sortie du bébé a été celle qui a libéré la compréhension de la situation.

Chercher une personne de confiance pour s’occuper d’Anastasia, capable d’initiatives dans notre foyer, de disponibilité à tout moment, de partager une sorte d’intimité et d’assez de tendresse pour encadrer notre premier enfant. Ce ne sera pas ma Maman à qui j’ai naturellement demandé au départ. Tiens, finalement pas beaucoup d’amis… ! Se rendre compte de ça.

Découvrir que ce projet est comme tabou en France ! Beaucoup de personnes projettent leur propre angoisse de l’accouchement et soulignent alors tous les risques inhérents de la naissance.

Se laisser surprendre aussi par l’émotion de David, Nathalie et Véronique qui semblent très partant pour cette place ! Ces rares personnes qui sont heureuses pour nous, non jugeant par rapport à notre projet. Je pense qu’une personne adulte d’expérience de vie a une meilleure capacité affective pour trouver son rôle dans l’expérience. Une femme ayant accouché elle-même me semblait également être plus apte à prêter des explications à Anastasia.

Tenter de se rapprocher affectivement de sa propre Maman qui ne capte pas cette opportunité de transmission, ayant à gérer ses propres angoisses.

Finalement, je me suis sécurisée par avance, j’ai pu m’imaginer dans différentes situations et prévoir mes propres ressources. Se co-naitre !

Certes, préparer aussi une valise au cas où… Mais je suis intimement convaincue que les choses se passent bien quand on les sent, en pleine conscience et activement.

S’entraîner en couple (avec l’aide d’Élisabeth et Nathalie bien sûr) à assumer les sons de nos voix, accompagnant et guidant l’expiration. Graves, sans exigence, avec joie et sourire, le « ô » permet le retour à soi puis le « â » ouvre l’énergie vitale vers l’extérieur pour amener vers une plénitude. Habituer le bébé et la grande à entendre ces bruits. A essayer, même hors grossesse, pourquoi pas avec les enfants !

Maintenant je danse avec mon bébé, je mobilise mon bassin et je m’ancre au sol (oui, j’apprends à taper des pieds parterre comme pour enfin revendiquer mon droit de vivre sur Terre), écoutant la musique à fond, des larmes d’émotions pour ces derniers instants à savourer… Je m’autorise à vivre pleinement ces moments pour ne pas regretter plus tard, pour ne pas qu’ils m’échappent.

On y est !

C’était un jour parfait. Il me semble que nous le sentions tous les deux, Pierre et moi. Un temps magnifique, un froid nous permettant un feu de bois, après les fêtes de fin d’année (ce jour-là, Pierre a souhaité rangé notre sapin de Noël décoré), Anastasia dormait tranquillement… Je me souviens avoir dit à Pierre que ça serait parfait si c’était aujourd’hui ! J’ai préparé mon corps pour être belle dans l’accueil de notre enfant. Un léger maquillage pour masquer la fatigue, du vernis sur mes ongles coupés courts. Ma princesse, je t’attends…

14h30 : Les pertes que je ressentais depuis maintenant 48h s’accentuaient, ce qui devenait préoccupant pour nos sages-femmes. Elisabeth pouvait venir consulter à 16h, et si jamais, je devais alors me rendre à l’hôpital pour évaluer les risques liés à une fissuration de la poche des eaux. A l’hôpital ?! Au secours, non, mon bébé arriverait ici ! Alors au travail… Je me vois encore pédaler ardemment sur mon Zafu, boire mon litre de tisane Ortie Feuille de framboisier, parler fort au bébé pour l’encourager, me masser le ventre pour nous rassurer. Pierre arrive de courses, il veut prendre le temps de manger (saumon, foie gras s’il vous plaît) puis va se doucher.

15h30 : des contractions bien amples, régulières et rapprochées me procurent une joie intense, je sens qu’on y est ! Et pas besoin de partir où que ce soit, à devoir s’habiller civilement, à stresser de la route (hyper douloureuse si on a déjà des contractions !), à attendre bêtement en salle de consultation dans une position inconfortable au possible qu’on te pose un monitoring pour te stresser d’avantage, découvrir des visages inconnus… Non, là je reste au calme, au chaud, en bonne compagnie, entourée de ce que je connais, de ce dont je peux avoir besoin.

16h : plus de doute, je découvre ce que signifie « perdre les eaux »… Un sourire de plénitude me surprend ! Je sens que le temps s’accélère. J’appelle Pierre qui sort à peine de la douche. Vite, il faut appeler Véronique, heureusement elle est immédiatement disponible. Je ne pourrais pas la remercier à la hauteur de la bienveillance qu’elle m’a apportée ce jour-là. Prévenir Elisabeth qui de toute façon est en chemin. Et c’est tout… Attendre avec délice, la sensation d’être prête. Encourager notre petit d’homme. Chercher le regard de Pierre, il est beau en chemise blanche… Nous sommes dans la chambre maintenant. Mettre la musique rassurante préparée sur la playlist. Allumer l’éclairage tamisé pour anticiper la nuit, si cet accouchement devait se prolonger. Toucher mon ventre pour encore nous encourager, le masser avec des huiles essentielles rassurantes, qui sentent bon.

16h10 : Elisabeth arrive, directement ses mains sur mon dos. D’une incroyable sérénité, dans un silence respectueux, elle efface instantanément mes craintes de l’aventure qui se joue. Véronique arrive à son tour et investit le salon avec Anastasia qui vient de se réveiller. Elle aussi me rassure aussitôt de son sourire et de sa voix si chaleureuse.

Puis le temps s’arrête… Impossible de dire l’heure. Pierre et moi nous soufflons, debout, nous faisons vibrer les sons graves de nos voix nécessaires pour couvrir l’intensité de la contraction. Elisabeth accompagne chacun de mes sons, nos trois voix vibrent dans une puissance incroyable ! Indescriptible comme je n’ai alors pas de souffrance… Pierre m’a dit après coup qu’il a été impressionné de la puissance de mon souffle, moi qui en manquait pendant toute la grossesse. Il avait du mal à tenir le son autant que moi ! J’entends le petit violon de notre aînée là-bas dans le salon, elle continue sa vie d’enfant alors que je vis quelque chose d’extraordinaire. Je suis sereine, souriante comme si c’était évident. Le regard de Pierre, toujours le regarder pour ne jamais quitter notre bulle de confiance. Je pense que je suis en connaissance de cause, ayant déjà vécu un accouchement (à la maternité, certes). Cependant, je m’aperçois que je retiens. Comme une peur inconsciente que le bébé parte trop vite… Je m’installe d’ailleurs maintenant assise sur le ballon, son contact bouche les orifices, ça me sécurise !

Pas de monitoring. Pas d’invasion. Pas d’obligation. Je suis seule à décider, me laissant purement guidée par mon instinct, mes ressentis corporels. Ça me plaît ! Et à chaque doute, le regard de Pierre, d’Élisabeth. Au bout d’un certain temps, je veux savoir où en est le col. Probablement pour estimer ce qu’il reste à faire et ainsi gérer l’énergie nécessaire dans le temps (croyance intellectuelle bien vaine !). Elisabeth ausculte lorsque je me couche sur le lit, et finalement s’intéresse davantage à ma manière d’accompagner les contractions. La mesure du col qui reste, c’est intéressant mais n’avance en rien le processus. Par contre, je retiens (encore !) plutôt que d’accompagner un ramollissement du nid. Alors je procède en ce sens. Couchée, c’est difficile de bien souffler, de chanter, d’assouplir le bassin par des balancements. J’ai vraiment mal sur deux contractions pour la première fois depuis le début du travail. Pierre prépare alors un bain pour me soulager, sur les précieux conseils de la sage-femme. Et surtout, j’ai envie de faire caca depuis que j’accompagne la contraction vers l’extérieur. Péniblement, direction les toilettes, bien soutenue par des bras féminins d’une telle force et douceur à la fois. La panique m’envahit : il faut que je lâche mais… Je touche par réflexe et me voilà sur des petits cheveux de bébé !!! Le sommet de la tête est en dehors du vagin. La peur devient extrême. Peur qu’elle tombe, peur qu’elle naisse aux toilettes. Alors je crie ma panique. Je me souviens qu’Elisabeth a pris le temps de m’essuyer, une attention qui marque tout le respect qu’elle a pour l’être humain, sa dignité, son intégrité. D’une énergie réflexe, je me rends dans la baignoire, je retire ma belle tenue blanche. Dans l’eau, c’est chaud, ça fait du bien. Je pousse. En panique, je ne cesse de répéter que j’ai peur. Elisabeth intervient verbalement pour la première fois, plus tard elle m’expliquera qu’elle a craint que je m’arrête de pousser, par inhibition. Elle m’encourage à pousser. Elle propose aussi à Pierre d’accueillir le bébé, toucher sa tête alors qu’elle est encore en moi. Incroyable émotion ! Du jamais vécu pour lui (chouette pour son quatrième enfant). Je suis accroupie, Archimède allège le travail, la gravité m’aide à descendre le bébé. Encore une poussée, c’est la dernière. Sans savoir l’heure (probablement 17h50 après réflexion), Augustine est née. Dans l’eau du bain. Elisabeth l’a attrapée, a sorti sa tête de l’eau et me la confiée. On l’a couverte, toujours dans l’eau. Des petits bruits (filmés par Elisabeth). Et les yeux qui s’ouvrent. Qu’est-ce que tu es belle… Bravo pour ton courage, mon enfant. Je suis exténuée de peur. Incompréhensible. Irrationnelle. Tout est merveilleux. Comme je le souhaitais, au-delà de ce que je pouvais imaginer.

Et puis Anastasia et Véronique sont venues. Le regard intrigué de notre aînée et pourtant si naturellement accueillant. Nous étions toujours dans la baignoire pour présenter « bébé Schlump » à sa grande sœur. Pierre m’a félicitée et a exprimé sa surprise qu’Augustine soit déjà là, comme ça. Il s’attendait à une longue fin de soirée…

Augustine, sereine, découvre son nouveau monde. Puis nous sommes sorties de l’eau. Allongée sur un matelas dans la chambre toujours dans l’ambiance de l’accueil, câlinée et caressée, je suis prête pour la suite de l’histoire. Augustine grimpe seule jusqu’à mon sein, toute lavée de son premier bain et toute pleine de cette cire blanche qui la protège. Première tétée, bien au chaud. Elisabeth poursuit son aide de sage-femme pour l’extraction du placenta et récupération en vue de l’isothérapie. Pierre clampe et coupe le cordon. Nous pesons le bébé qui nous surprend : elle est vraiment plus lourde qu’elle n’y paraît. Je saigne ensuite beaucoup, Elisabeth propose de veiller toute la nuit, quelle chance nous avons !

La soirée est magnifique, elle se termine par un verre de Champagne (oui oui, l’avantage d’être chez soi !) et un bon repas préparé par nos adorables femmes du jour. Anastasia ne veut pas me quitter pourtant elle comprend qu’il est temps de se coucher. Je me lève, confiant le bébé à son Papa. Tout va bien. Nous nous réunissons tous les trois sur notre lit, apaisés, dans un lien d’amour infini… Sous la bienveillance de notre ange Elisabeth.

Après tout ça…

Ce qui résonne, ce qui me touche le plus sont les remerciements reçus juste après tout ça, ceux d’Élisabeth et de Véronique. Ils semblaient encore plus fort que les miens pour elles. Cet accouchement était sacré m’a confié Elisabeth ! Ces mots ne me quitteront probablement jamais…

Augustine était dans mon ventre ce samedi après-midi-là, 10 jours avant le terme, et moins de deux heures après elle était posée dessus, toujours chez nous. Pierre et moi avons mis plusieurs jours avant de bien réaliser… « Tu te rends compte, elle est là ! » avons-nous répété de nombreuses fois. Accoucher à la maison, c’est aussi ne pas sortir de chez soi (pas de cassure espace-temps) et accueillir au sein de ses habitudes son nouvel enfant (comme rendre ordinaire un acte extraordinaire). C’est juste difficile à croire…

Maintenant, j’ai la sensation d’avoir fait un truc hors-norme dont je suis fière. Et pourtant tellement naturel ! Tout s’est passé dans une simplicité des faits, des émotions, même les moments plus durs ont été accueillis. Parce qu’on a pris le temps, on a eu une disponibilité immédiate, comme une forme de responsabilité. Adapter chaque instant à nous trois. Personnaliser. Choisir.

Je voudrais partager mon expérience, notamment celle de l’improbable mais évidente gestion de la douleur ! L’anticiper, comprendre son origine et l’utilité de la contraction pour l’accompagner, guider son corps, être actif plutôt que subir, connaître ses propres ressources et les aides extérieures à portée de main pour mieux gérer. Besoin de douceur ou d’énergie ? De musique ou de silence ? Chaleur ou frais, présence ou solitude, espace ou confinement, lumière ou intimité… sont autant de questions auxquelles il est très agréable (et naturel) d’en connaître nos réponses personnelles. Sentir, plus fort que la crainte de souffrir (naturelle aussi bien entendu), l’envie d’accoucher, l’évidence de ce moment, la joie de ces heures exceptionnelles, vouloir, savoir, attendre et accueillir chaque seconde. Chaque contraction est une collaboration entre soi-même, notre tout-petit, le papa et la sage-femme. Une victoire et un encouragement. Visualiser la difficulté que doit vivre l’enfant et le sentiment d’impuissance que doit vivre le père m’aide à me décentrer et à être en lien avec eux, les aider. Et rien de tel qu’encore une contraction à aider pour être vraiment active, avancer !

Je souhaite également investir mon intérêt pour le développement de cette possibilité d’accouchement, afin d’accroître les choix pour les autres femmes. La méconnaissance entraîne l’appréhension de cette solution et donc le déni, l’oubli voire le silence par le système de santé publique. C’est dommage lorsque la grossesse se révèle pourtant adaptée ! J’entends souvent que l’accouchement naturel (pourquoi pas à domicile) n’est possible que si la grossesse est sans risque. Médicalement, c’est vrai. Humainement, je suis intimement convaincue que c’est l’inverse… Appréhender dans la joie, l’amour et la confiance (en soi) ne peut être que bénéfique à la Vie!

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