Les étapes holistiques de la naissance

de Whapio Diane Bartlett

Traduction : Nathalie Donnez

Version originale en anglais: The Holistic Stages of Birth. Version pdf.

Traduction en français ci-dessous (version Word ici )

Durant mes premières années de pratique, j’ai été amenée à accompagner des femmes qui avaient déjà eu plusieurs enfants. Mon troisième couple client a accueilli son septième enfant, le suivant a donné naissance à son huitième. Je me suis rendue compte que mon expérience personnelle de la mise au monde de mes deux enfants et mes trois années d’études de sages-femme représentaient peu de chose en comparaison avec le savoir de ces femmes. J’ai compris qu’en tant que sage-femme, je m’assiérai à leurs pieds et apprendrai d’elles. Les « étapes holistiques de la naissance » sont nées de ces multiples expériences d’enfantement auxquelles j’ai eu l’honneur d’assister.

L’embarquement

L’enfantement est un voyage. La préparation a été en général élaborée, conscientisée et absorbante. Il y a souvent un rituel important de préparatifs précédent l’événement. Nous l’appelons « la nidification » et la mère se retrouve prise dans un tourbillon d’activités, prenant soin des derniers détails : les vêtements sont lavés, les plats remplissent le congélateur, la maison est reluisante… tout est en ordre. La nidification fait partie de l’embarquement. La mère ressent que le travail est proche. Peut-être que les contractions et la perte d’une partie du bouchon muqueux laissent entendre que le voyage est sur le point de commencer.

Alors cela commence et l’embarquement est aussi le moment où la femme se rend compte que le travail d’accouchement est réellement là. La mère est excitée, peut-être un peu nerveuse, préoccupée par le bien-être de ses êtres aimés, devant s’assurer qu’ils seront sous bons soins lorsqu’elle s’en ira. Alors que le voyage est entrepris, il se peut que la mère appelle sa famille pour leur dire au revoir, ou, selon sa coutume et son tempérament, elle peut prendre congé avec son partenaires et compagnons de voyage dans le silence. Elle contacte en général à ce moment-là l’accompagnante qu’elle a choisie.

Si la naissance est prévue à la maison, elle prévient sa sage-femme qui peut ou non arriver immédiatement, selon les préférences de la mère. Si elle a prévu d’enfanter à l’hôpital ou dans une maison de naissance, elle peut prévenir les accompagnants qu’elle a choisis et rester à la maison jusqu’à ce que surviennent d’autres changements. Souvent, les femmes souhaitent prendre le temps de s’acclimater aux nouvelles sensations du corps, avant de se connecter à leurs accompagnants. La plupart des femmes sont conscientes que le travail est encore à sa phase initiale, sont enthousiastes et gèrent très bien leur énergie.

Pendant ce temps la mère a souvent envie de discuter et de partager ses impressions alors qu’elle s’éloigne petit à petit de la réalité. Elle peut être loquace et décrire chaque contraction et chaque sensation. Elle reste en général centrée lorsqu’elle est étirée et moulée ; ses sensations deviennent plus fortes, plus intenses, puissantes. La plupart des femmes traversent cela selon différents degrés de douleur. Les vagues des contractions se répètent avec une intensité et une fréquence croissantes, et la mère est emportée vers l’Inconnu.

Dans le langage moderne ce moment peut être considéré comme le pré-travail et la phase latente de la première phase de travail. Sur le plan physique, le col de l’utérus commence à l’effacer et à se dilater et cette étape dure jusqu’à ce que la mère atteigne les 4 ou 5 cm de dilatation. Les contractions durent en général 30 à 45 secondes, et surviennent toutes les 5 à 10 minutes. Alors que la mère se rapproche de l’abîme qui la sépare de la réalité, les contractions augmentent en intensité et deviennent coordonnées et rythmées. Il devient évident que la mère est appelée – à chaque contraction elle est de moins en moins présente au réel. Son envie de parler disparaît et est remplacée par une tonalité sérieuse grandissante.

Alors qu’elle se sent happée vers le Voile, elle voudra probablement se connectée à ses accompagnants. Elle peut ressentir le besoin que la sage-femme ou le médecin soient présents parce qu’elle comprend qu’elle quittera la réalité ordinaire, prenant un pas définitif vers l’inconnu, et souhaite que ses accompagnants soient conscients et prêts à être témoins.

Pénétrer le Voile

(Première étape, phase active)

La mère atteint un stade du voyage où il est temps pour elle de partir seule. Les endorphines relâchées par le corps durant l’embarquement ont commencé à modifier son état de conscience, et elle entre plus profondément dans le royaume de la conscience modifiée. Elle voyage jusqu’au bord de la réalité, lève le Voile et va au-delà. Ce que je nomme « Voile » est le rideau qui sépare la réalité ordinaire du profond état de conscience modifiée.

Les ondes cérébrales ont commencé à ralentir et à se modifier de Bêta (réalité ordinaire) à Alpha (le pont vers le subconscient) dans la phase d’Embarquement. Maintenant, dans l’étape suivante du travail, les ondes cérébrales se sont encore plus ralenties et la mère entre profondément dans Thêta (le subconscient). La solitude reflète le fait que la femme évolue vers un lieu d’autonomie qui semble émaner d’un lieu très ancré et en même temps altéré à l’intérieur d’elle-même.

Le Voile est le stade du travail qui annonce la transition vers ce nouveau lieu. Cela ne signifie pas que la mère souhaite être seule et que la présence des autres ne soit pas appropriée. Cela signifie plutôt un passage vers un monde d’autonomie plus grande. La femme peut s’approcher du Voile plusieurs fois avant de décider de le traverser. Les circonstances peuvent aussi empêcher la mère de le traverser. Les questionnements incessants, notamment concernant la vie quotidienne, et les interruptions dans le rythme de la mère ramènent la mère dans la réalité ordinaire.

Dans le Voile, la mère n’a plus envie de parler et sent que quelque chose de plus sérieux et profond se présente à elle. Elle commence le processus de séparation et alors qu’elle reste consciente des détails qui se produisent dans le pièce, elle s’y intéresse de moins en moins.

Il y a souvent une odeur impalpable dans l’air ou un changement de couleur subtile mais perceptible dans la pièce qui marque la présence de la mère dans le Voile. Beaucoup d’accompagnants peuvent évaluer l’avancée du travail par ces indices, rendant l’examen du col superflu à ce moment-là. J’ai senti des changements de couleur et je trouve cela très fiable et aidant lorsque je suis le voyage d’une mère.

En termes conventionnels, la mère a atteint les 4 ou 5 cm de dilatation et le caractère du travail change. Les contractions commencent à durer 60 secondes et à se rapprocher, toutes les 5 minutes. Dans l’état Bêta, la mère peut sembler « ailleurs » et décentrée de ses accompagnants.

Sur la montagne

(Première étape, phase active)

A ce moment-là, la mère éprouve un grand besoin d’intimité, de silence, de chaleur, et d’obscurité. Elle regarde son Gardien pour s’assurer qu’elle en est en sécurité et que personne ne va troubler le caractère sacré de son voyage en la distrayant ou en nourrissant en elle des attentes. Mais la chose la plus importante est qu’elle regarde son partenaire pour voir s’il* est avec elle. Elle se connecte avec lui pour l’emmener dans le tourbillon et ils se mettent à parler ensemble un langage silencieux au fur et à mesure que les sensations entre entre deviennent plus puissantes et intenses. Personne ne peut les perturber ; ils sont Entre les Mondes. Ils commencent à être accordés au rythme de ce processus et peut-être à l’esprit et l’âme de leur enfant. Ils peuvent avoir des visions, voir des couleurs, entendre la voix de leur enfant. Quelle que soit leur expérience, elle est unique et significative pour eux en tant que partenaires, parents et famille. Ce lieu Entre les Mondes correspond à l’état modifié de conscience proche de l’état de transe, où existe la possibilité d’accéder à l’état mystique de transformation. Une prise de conscience profonde peut se produire ; de nouvelles vérités deviennent évidentes. Cette réalité non ordinaire peut apporter de nouvelles informations et de nouvelles perspectives qui changeront à jamais la conscience de l’individu et de la famille. La mère n’est plus dans Bêta, est loin d’Alpha, et avance à travers les états de conscience les plus profonds… Thêta et Delta (au-delà du subconscient, vers l’inconscient). Il est important de ne pas interférer dans le travail du couple et cela est rarement nécessaire. La mère est debout, bougeant au rythme du travail, selon les contractions. Elles deviennent plus longues et plus fortes – de 60 secondes jusqu’à 75 secondes, et même 90 secondes. A ce moment-là la dilatation passe de 5 à 8 ou 9 cm. Le travail est considéré comme difficile maintenant et souvent douloureux… tout au moins fort et intense. La mère déploie des stratégies pour traverser cette intensité. Elle n’est pas perdue. Elle possède en elle ce dont elle a besoin pour trouver son chemin. Elle n’a souvent pas besoin de mots… simplement du réconfort sous forme de présence des compagnons qui lui assure intimité et sécurité, bien que parfois de doux murmures à la tonalité respectueuse et positive permettent à la femme de comprendre que vous êtes là si besoin. Parfois, chantonner ou chanter doucement, depuis une autre pièce, peut apporter à la femme le réconfort dont elle aurait éventuellement besoin. La mère peut souhaiter le toucher des ses accompagnants ou leur contact visuel, ou les bienfaits de l’eau… ou aucun de tous ceux-ci. J’ai appris à ne rien supposer. Maintenant, je suis la mère et son voyage. L’art de la sage-femme consiste à être capable de répondre aux besoins de n’importe quelle femme, qu’elle souhaite être accompagnée ou rester seule, le contact visuel ou ses accompagnants dans la pièce d’à côté. L’Art est de pouvoir être capable d’individualiser votre présence selon les préférences de chaque femme. Je prends souvent place dans un coin, assistant au processus en silence, mais sans observer ou m’introduire dans l’intimité du couple. Après tout, qu’est-ce qui peut y avoir de mal si la sage-femme tricote dans un coin de la pièce ?

L’assignation
(fin de la première étape – la transition)

La femme prend conscience qu’elle est proche du sommet. Elle se trouve au cœur du tourbillon, au-delà de tout ce qu’elle a connu jusque là. Elle s’est continuellement ouverte à la sagesse, s’ouvrant à la révélation et maintenant elle se retrouve face à face au point culminant de son accouchement. Voilà ce pour quoi elle est venue – elle s’approche de ce nouvel esprit, de cette nouvelle personne qu’est son enfant et l’enfant de son partenaire, et amène cette âme sur Terre. Elle entend l’appel, elle assigne son enfant et ensemble ils entreprennent le chemin du retour.

C’est souvent la partie la plus incertaine du voyage. La mère doit rassembler toutes ces réserves et peut souhaiter que son partenaire soit entièrement présent et soutenant. Elle suppose que la sage-femme suit leur route et qu’elle garde toute la stabilité de l’autre côté de la tempête. La mère est plus forte et courageuse que jamais dans la vie.

La transition est considérée comme le moment le plus intense pour la mère. Les contractions sont longues et dures – 90 secondes o plus, et venant toutes les 3 ou 4 minutes. Elle atteint les 100 % de dilatation ou 10 cm. C’est la plus grande ouverture que peut atteindre une femme. Bien sûr, les choses peuvent être effrénées et souvent la mère peut se sentir perdue pendant un moment, dans cette ultime ouverture. Elle dit peut-être qu’elle ne peut plus continuer ou qu’elle veut rentrer à la maison. Elle peut rechercher la présence des autres, les yeux hagards. Elle demande éventuellement de l’aide mais j’ai remarqué qu’il ne s’agit pas d’un réel besoin que quelqu’un fasse quelque chose, mais plutôt d’un appel à être accompagnée dans cette phase plus difficile. Parfois la présence d’une autre personne, notamment de celle qu’elle aime et en qui elle a confiance, restaurera le calme. Et parfois, la présence d’une personne en plus lui permettra de se sentir en sécurité pour alors crier jusqu’aux confins de l’Univers. Sa tempête personnelle peut l’emmener bien loin de la réalité ordinaire. Elle deviendra l’ouragan, deviendra sauvage et incroyablement puissante. Les accompagnants et partenaires peuvent être surpris, voire intimidés. La mère trouvera son chemin, qu’elle que soit la forme qu’il prend.

Il est important de faire remarquer que la naissance ne suit pas un mode particulier. Certaines mères sont calmes, d’autres sont sauvages. Certains accouchements sont chargés de douleur, d’autre sont tout à fait supportables, certains sont même orgasmiques. Je ne suppose pas qu’un style d’accouchement est meilleur ou plus conscient qu’un autre. Je dis que quand la mère est dans son pouvoir authentique, peu importe comment il apparaît, son accouchement est normal, naturel et parfait pour elle. Je dis aussi que quand une maman est marquée par des habitudes culturelles ou celles de leur accompagnant, ou qu’on l’empêche d’accéder à sa propre sagesse instinctive, son expérience d’accouchement peut devenir insupportable, angoissante, hors de contrôle, humiliante et honteuse.
A ce moment-là, la femme a besoin de trouver sa propre manière. Elle a besoin d’entendre l’Appel dans son propre langage et selon ses propres mots. Quand elle le fait, alors le chemin de retour à la maison peut être entrepris. Toute distraction à ce moment-là peut être déroutant et dangereux, même si j’ai accompagné des femmes souples et puissantes qui surmontent le danger et la distraction dans une constance étonnante. Dans ce temps d’ouverture, les femmes trouvent leur chemin, se trouvent, trouvent leur pouvoir et leur volonté et rentrent en communion avec des forces plus grandes que jamais elles n’ont connues.
La Quiétude
(La phase de repos)
Il s’agit de la période de grand calme et de paix qui succède à la phase de transition. Tout devient apaisé et tranquille. La mère sait que Cela s’est produit. Elle sait qu’elle a trouvé ce qu’elle a cherché… Son lieu calme dans la tourmente, et l’accès à l’âme de son bébé. Mère et bébé sont calmes et sereins, et dérivent vers les abords de leur maison. Elle peut choisir de se reposer dans les bras de son partenaire, ou se créer un endroit calme pour récupérer son énergie. Elle n’a pas terminé son voyage, elle doit encore affronter les hautes vagues qui l’attendent plus loin – mais pour le moment elle est en paix. C’est une des parties les plus importantes du travail d’accouchement.
Pendant de nombreuses années cette étape du travail n’était pas reconnue dans notre culture. Lorsqu’une mère atteint la dilatation complète, elle est en général encouragée à commencer à pousser. Mais dans le paradigme holistique, cette étape, qui dure habituellement environ de 20 à 30 minutes (mais peut être aussi court que 5 minutes ou peut durer des heures) est le temps pour la mère de regrouper ses forces pour la mise au monde. Le travail semble s’interrompre ; les contractions s’arrêtent complètement ou diminuent et la mère peut s’endormir ou tomber dans un état de quiétude ou de transe méditative. Chacun attend en silence jusqu’à ce que reprennent les contractions.
Ce qui se produit durant la phase de quiétude est plus qu’un moment de repos. Quand vous avez gravi la plus haute montagne et finalement atteint le sommet, que faites-vous… vous descendez directement par l’autre flanc en courant ? Bien sûr que non. Est-ce que vous vous reposez simplement avant de prendre le chemin du retour ? Bien sûr que non. Vous ouvrez probablement les yeux et vous regardez ! Vous verriez que vous êtes arrivés aussi loin pour contempler. Jusqu’à vivre un moment sacré, se distinguant de tout autre moment de votre vie. Vous pouvez recevoir.
Cela peut être l’apogée de l’état modifié de conscience. Les ondes cérébrales peuvent passer à Delta, qui correspond à notre état de conscience le plus lent et le plus profond, qui nous ouvre l’accès au royaume de l’inconscient… la sphère de la connaissance profonde, de l’entendement méditatif et des expériences maximales. C’est le royaume de la transformation.
A ce moment-là la mère reçoit la compréhension et la connaissance liées à ce nouvel être humain qu’elle met au monde. Elle reçoit la sagesse qui est facilement accessible à cette altitude élevée et à ce moment exceptionnel de conscience modifiée. Nous regrettons que nous ne recevons pas de manuel pour élever nos enfants, mais cela n’est pas entièrement vrai. Il peut y avoir à ce moment-là un accès véritable aux informations essentielles sur notre enfant … le manuel. Cela est une étape clé du voyage et la mère désire être respectée et avoir leur solitude préservée pour pouvoir expérimenter cette phase du travail d’accouchement.
Cette étape est différente pour chaque femme et pour chaque accouchement mais dans un accouchement où on n’exige de la mère aucune performance selon des attentes précises et où la mère n’a aucun programme fixé d’avance sur la manière dont devrait se dérouler son accouchement, j’ai remarqué que cet intervalle dure entre 20 et 30 minutes. A la fin de cette période, les contractions recommencent et la mère se réveille souvent par surprise. Elle est maintenant prête à descendre de la montagne, emportant avec elle les précieuses informations. Elle se dirige vers le rivage, à marée montante.

Les Hautes Vagues

(deuxième stade de la deuxième étape – les poussées)

A ce stade la tête du bébé atteint le périnée. La mère peut la sentir, et le partenaire peut la voir si la position est favorable. La mère sait que son bébé est juste là. La sensation du bébé sur le périnée entraînera des contractions de poussées chez la mère si nécessaire.
Habituellement les femmes semblent être à l’unisson avec la puissance des vagues et poussent avec elles, mais j’ai pu observer quelques femmes qui ne poussaient jamais durant leur travail. L’utérus fait tout. Les mères s’expriment avec ces contractions de naissance et alors le chant de naissance, qui avait commencé dès le début du travail, augmente crescendo pour devenir une magnifique aria. La voix de la mère guide le bébé jusqu’à la fin du tunnel. Ces sons universels encouragent le bébé lors de son voyage et génèrent l’excitation naturelle et la tension inhérente à l’atteinte d’un objectif.
A ce moment proche du couronnement, la mère expérimente une montée d’adrénaline. A la vitesse de la lumière elle se retrouve dans deux mondes. Sa transe ocytocique d’accouchement est encore palpable, et elle est consciente de sa réalité terrestre. Elle est de retour, prête à amener son bébé à la terre ferme.
J’ai remarqué que presque toute les femmes adoptent la même position pour mettre au monde. Les femmes qui sont laissées tranquilles et à qui on ne dit pas ce qu’elles doivent faire… universellement et naturellement semblent faire ceci…
S’AGENOUILLER sur un genou.
Durant le temps passé entre les mondes, la plupart des femmes sont debout et se laissent porter par le travail. Beaucoup de femmes se balancent avec les contractions et se penchent vers l’avant durant la majorité des contractions. C’est la sagesse instinctive. Durant le travail, l’utérus se moule vers le haut et vers l’avant, et les femmes bougent naturellement avec leur utérus, facilitant ainsi le processus. Certaines tiennent même leur utérus vers le haut et vers l’avant pendant les contractions… sans avoir jamais été guidées ou encouragées à le faire. Durant la phase de quiétude, les femmes semblent se détendre. Elle peuvent se laisser flotter dans la baignoire ou s’asseoir vers l’arrière. Elles peuvent même s’allonger sur le côté. Quand les contractions reprennent à plein régime au moment des vagues de la naissance, les femmes sont en général de nouveau debout… marchant, se balançant, se penchant. Alors que le travail devient plus intense et se transforme en grandes vagues, la femme sait instinctivement que son bébé est proche et commencera à s’incliner et à se rapprocher du sol. Finalement, lorsque les vagues atteignent leur apogée, les femmes amènent toujours un genou au sol pour adopter une posture agenouillée avec un genou par terre, et l’autre plié. Une mère ne laisse jamais tomber son bébé par terre. Elle s’accroupit au sol, un genou par terre et l’autre plié, pour faciliter la naissance de son enfant. Son partenaire s’accroupit en général devant et par-dessus elle, comme l’Archange, protégeant et observant, soutenant sa famille. L’accompagnant est proche… attendant à être appelé plus près si cela est nécessaire. La plupart des mères mettent au monde leur enfant seules. Les bébés en général ne tombent pas de l’utérus quand leur mère est présente et impliquée instinctivement dans l’accouchement, alors elle n’a besoin de personne pour l’attraper. Les mains de la mère savent quoi faire… comme toujours… et une assistance est rarement nécessaire. Le bébé arrive dans les mains de la mère et elle pose doucement son bébé sur le matelas préparé pour lui par terre.
Remarque à propos des autres positions…
Les femmes passent parfois d’une posture sur les genoux à une posture à quatre pattes durant la phase des grandes vagues. Il s’agit d’une posture courante car la mère en travail peut ainsi soulager son dos du poids du bébé et s’appuyer sur ses bras en se penchant vers l’avant. Une mère ne fera cela que si un accompagnant ou le compagnon aident à la naissance car la femme sait instinctivement que son bébé est maintenant derrière elle et qu’elle ne peut pas le recevoir elle-même. Souvent les mères confient après la naissance que la position à quatre pattes était logique sur le moment mais qu’elles sont déçue d’avoir manqué la naissance de leur enfant. Quelqu’un d’autre attrape le bébé et de nombreuses femmes que j’ai connues n’opteront plus pour cette position.
Les femmes semblent ne pas apprécier la position accroupie soutenue. Elle sont totalement dépendantes de quelqu’un d’autre pour les tenir durant la mise au monde, souvent le partenaire, et alors le partenaire ne voit pas facilement voir son enfant naître. Cela met aussi la mère dans un état inconfortable… devant dépendre de quelqu’un pour les tenir pendant la naissance alors qu’ils savent instinctivement que ce n’est pas vraiment nécessaire. Je me suis rendue compte que la position accroupie soutenue est une position qui est recommandée par l’accompagnant à la femme, plutôt qu’une position qu’elle choisirait naturellement. Également, dans une position accroupie soutenue, j’ai vu des femmes avoir des difficultés à courber leur dos durant le réflexe d’éjection fœtal auquel Michel Odent fait référence.
Semi-assise, la position plus populaire culturellement, est la position la plus difficile pour mettre au monde un bébé. C’est une question de géométrie sacrée. Quand une femme s’assoit sur son coccyx, qui est exactement là où elle est assise quand elle est penchée vers l’arrière, elle ferme le canal de la naissance. Durant le travail, le coccyx recule naturellement pour que le bébé puisse s’accommoder. Quand la femme s’assoit dessus, il faut mobiliser beaucoup d’efforts pour que le bébé passe au-dessus du coccyx. Cela se termine en général par des poussées dirigées, avec les jambes vers les oreilles et souvent beaucoup de cris et d’ordres prononcés. Même s’il c’est préférable à la position allongée sur le dos ou dans les étriers, je n’ai jamais vu une femme choisir cette position, ou avoir besoin de le faire. En fait, d’un point de vue physiologique, s’allonger sur le dos est une position plus facile pour le travail parce que le coccyx peut bouger avec moins d’efforts que lorsque la mère est assise dessus. Les mères n’aiment pas s’allonger sur le dos pour la mise au monde car intuitivement elles savent que ce n’est pas naturel est que cela créé plus de travail pour l’utérus qui va vers le haut et l’avant.
Quand une femme est assise sur son coccyx – c’est exactement ce qu’elle fait quand elle est allongée en arrière – elle obstrue le canal de la naissance. Pendant le travail, le coccyx recule spontanément pour que le bébé puisse s’accommoder dans le bassin. Quand la femme s’assoit dessus, cela demande une grande force pour faire passer le bébé par-dessus le coccyx. Cela se traduit par des poussées difficiles et guidées, avec les jambes aux oreilles et souvent beaucoup de cris et de coaching. Même s’il est préféré psychologiquement de s’allonger sur le dos ou les pieds dans les étriers, je n’ai jamais vu une femme choisir cette position, ou avoir besoin de le faire. En fait, d’un point de vue physiologique, s’allonger sur le dos est une position plus aisée parce que le coccyx peut se dégager avec moins d’effort que quand la mère est assise dessus. Les mères n’aiment pas s’allonger sur le dos car elles savent intuitivement que ce n’est pas naturel et que cela créée plus de travail pour l’utérus qui va vers le haut et l’avant.
Les femmes qui optent pour un accouchement dans l’eau peuvent parfois rester en position semi-assise. Cela fonctionne dans l’eau parce que la mère peut facilement se redresser à l’arrivée du bébé, permettre au coccyx se libérer et au bébé d’arriver au couronnement.
La position allongée sur le côté gauche est choisie par les mères qui veulent rester dans leur lit ou contraintes à y rester pour certaines raisons. Cela semble fonctionner sans difficulté, puisque cela égalise la pression sur le périnée mais les femmes reportent que c’est très inconfortable de devoir avoir une jambe soutenue au moment de la naissance.
Ce que j’ai appris des femmes qui accouchent est qu’elles trouvent instinctivement la position qui fonctionne le mieux pour elles… en général la position à genoux. Quelle que soit la position choisie par la femme… semi-assise ou à quatre pattes ou à genoux… il s’agit de la position naturelle sur le moment. Il n’y pas de position correcte pour la naissance. Cela dépend de chaque femme et de chaque accouchement. Mes expériences m’ont montré que les femmes choisissent souvent une position à genoux hors de toute empreinte culturelle.
La distinction entre les deux stades de la deuxième étape du travail :
Dans la pratique clinique nous reconnaissons un seul aspect du deuxième stade. Dans ce modèle holistique nous remarquons que les mères ne poussent pas avant que la tête soit sur le périnée et nous avons distingué deux stades. Le premier stade de la deuxième étape, les Vagues, se produit après la transition et inclut le temps entre la dilatation complète et l’arrivée de la tête sur le périnée. Se stade inclut le temps dont a besoin l’utérus pour amener le bébé naturellement dans le canal de la naissance. Le stade suivant, les hautes vagues, décrit le moment où le bébé est visible et la mère ressent une envie irrépressible et incontrôlable de pousser. Parfois elle sentira son utérus pousser doucement pendant les vagues. Elle ne pousse pas avec elles, ce n’est pas nécessaire. En fait, encourager une femme à pousser durant ce laps de temps où la tête n’a pas encore atteint le périnée peut causer des dommages injustifiés au niveau des tissus vaginaux, faire éclater des capillaires et désorienter la mère qui sait instinctivement que son bébé descendra dans l’intimité, avec du temps et la possibilité de trouver la position appropriée. Pendant les Hautes Vagues, elle déploiera ses propres efforts, en harmonie avec ceux de son utérus pour donner naissance à son bébé. Les femmes m’ont enseigné qu’il n’est pas nécessaire de demander à une mère de commencer à pousser, de la guider ou de diriger les poussées.
Cela va neutralise son instinct et à moins que quelque chose aille mal, son instinct sera toujours son meilleur guide. Pousser avant que la tête ne soit visible… ce qu’on appelle les poussées dirigées… est au mieux un succès discutable. Cela peut être humiliant de mettre une femme sur son dos ou de lui amener les jambes vers les oreilles et de l’exhorter à pousser son bébé. Cela est instinctivement incorrect, cela semble dominateur et souvent, selon mon expérience, inutile.

(Certaines exceptions, comme les mères qui ont un bébé en position postérieure ont souvent besoin d’assistance, avec soulagement de la douleur et des techniques de poussées)

Emergence

(la naissance)

Au moment du couronnement, la plus grande partie de la tête du bébé a maintenant passé les portes de la naissance. La mère est en général en état d’extase et totalement revigorée.

Elle peut hurler comme pour annoncer son retour. Une sécrétion d’adrénaline se produit chez la mère et elle se redresse légèrement de sa position à genoux et arque le dos. Ceci est appelé le réflexe d’éjection fœtale par Michel Odent. Ce redressement lui permet de faciliter le couronnement et le mouvement du bébé à travers la dernière partie du canal de la naissance. Cette décharge d’adrénaline, parallèle à la sécrétion d’ocytocine, est responsable de l’état de vigilance de la mère et de l’enfant à ce moment-là. Une maman peut se sentir dépassée alors qu’elle voyage d’une dimension à une autre, mais elle sait toujours quoi faire. Elle donne simplement naissance à son bébé. Alors qu’elle s’agenouille pour enfanter, son partenaire peut être face à elle, prêt à recevoir l’enfant. Peut-être une autre paires de mains, celles de la sage-femme ou du soignant, sont prêts à aider, et alors encore, peut-être pas. En général il n’y a pas besoin d’aide. La mère n’est pas hors de contrôle, la naissance n’est pas chaotique, il n’y a pas d’hystérie ou de confusion. La naissance est accessible et une femme sait ce qui est naturel.

C’est un fait absolu qu’une femme n’a besoin de personne pour attraper son bébé. Elle peut souhaiter qu’une autre paire de mains présente ou quelqu’un pour recevoir son bébé mais les femmes n’ont BESOIN de personne pour attraper leur bébé. Le mythe qui dit que quelqu’un doit vérifier s’il y a un cordon autour du cou ou effectuer une traction de la tête pour libérer le bébé n’est simplement pas vrai. Les problèmes de cordon se résolvent d’eux-mêmes… en fait, un tiers de tous les bébés que j’ai vu naître avaient le cordon autour du cou et en général il n’y avait rien besoin de faire. La traction de la tête ou aider le bébé n’est habituellement pas nécessaire non plus et peut, en fait, causer un problème ou un retard.

Le Retour

(Post-partum immédiat)

Le bébé glisse dans un nouveau monde. Il s’est produit une transformation. Tant la mère que l’enfant connaissent une phase de ré-intégration et de réorganisation. Cette phase peut prendre 5 à 10 minutes et est similaire à la la phase de Quiétude dans son silence et sa sérénité. La mère et l’enfant se stabilisent réorganisant leur structure moléculaire – et pendant un certain temps aucun des deux ne fait quoi que ce soit de visiblement apparemment.

Le bébé passe de la circulation fœtale à la circulation néonatale, initiant sa respiration, sentant les odeurs de l’environnement, ressentant le contact de l’air pour la première fois, écoutant, et expérimentant ses premières sensations sur cette planète. La mère voit cette planète à travers un nouveau regard. En général elle s’assoit en silence pendant un moment, s’autorisant au retour. Alors elle tend la main pour toucher son bébé. En général le partenaire est assis à ses côtés, observant avec admiration jusqu’aux larmes.
C’est le moment où s’effectue le lien terrestre. Le taux d’ocytocine, l’hormone de l’amour, est élevé… plus élevé qu’à n’importe quel autre moment du travail et la famille tombe amoureuse. La mère reconnaît son enfant, le partenaire proclame sa famille. Le lien se produit d’abord sur un plan psychique et spirituel, et la mère prend ensuite son bébé dans les bras.
Les mères m’ont enseigné qu’il n’est pas approprié d’interférer dans cette étape importante de la naissance. C’est un moment incroyablement élevé et sacré et si nous avons compris profondément le processus de la naissance et le retour de l’état altéré… la réintégration… nous protégerions l’intimité de la mère et du bébé à ce moment-là, plus qu’à aucun autre moment. J’ai remarqué que les mères sont rarement prêtes à tenir leur bébé immédiatement après l’accouchement. Elles ont besoin d’un moment, ou de deux, ou de cinq. Elles ont besoin de sentir leur bébé d’une manière authentique et instinctive. Nous n’avons pas à tendre le bébé vers sa mère et s’il vous plaît, ne jamais retirer le bébé du champ de sa mère.
La découverte
A ce stade, la mère a pris son bébé dans les bras et a commencé à le découvrir. La mère et le père sont en admiration ; en admiration devant leur bébé, devant chacun d’entre eux, devant ce royaume incroyable qu’ils viennent de traverser. Ils approchent leur bébé avec un sens de l’émerveillement et de révérence. Au départ, ils peuvent pleurer ou rester sans voix, encore enveloppés dans le cocon mystique du tourbillon. Cela peut faire place ensuite à des expressions de joie alors que les parents caressent et parlent à leur bébé et entre eux.
Les phases de retour et de découverte sont des temps où les distractions doivent être maintenues minimales afin de respecter le lien initial entre parents et bébé. Stéthoscopes, appareils photo, matériel d’aspiration, mains et voix autres que celles de la mère et du père peuvent être perturbants et inappropriés durant ces premières minutes vitales, surtout si les parents souhaitent honorer le caractère sacré de la formation du lien.
Alors que la phase de Découverte touche à sa fin (en général au bout de 10 minutes environ) et que la mère et le père ont découvert leur nouvel enfant, la mère peut sentir le placenta descendre et sentir qu’il peut être prêt à être délivré. Si c’est le cas, elle réclamera le récipient et souhaitera peut-être que le soignant se rapproche. Cependant la plupart des femmes que j’ai accompagné ne désirent pas délivrer leur placenta avant l’étape suivante.
Selon le tao… « la sage-femme fait son travail en ne faisant rien ».
A côté, sans interrompre ou être dans le champ de la mère, la sage-femme ou le soignant peut évaluer le nouveau-né, évaluer le décollement du placenta et les saignements, évaluer et répondre aux besoins immédiats de tous ceux qui sont dans la pièce, stabiliser l’environnement et être le témoin silencieux durant les premières minutes et étapes après la naissance.

La Communion

C’est le moment où les parents choisissent de partager leur bébé avec les autres dans la pièce. Les enfants, les grands-parents, les amis, les assistants, sont invités à s’approcher et à féliciter le nouveau-né. A cette invitation le soignant peut s’approcher de l’espace de la mère et de la famille. La mère et le bébé sont vifs et réceptifs, le père digère l’expérience et proclame sa famille. Le bébé peut montrer de l’intérêt à téter. On félicite et il s’ensuit une célébration silencieuse. Le Retour, la Découverte et la Communion durent environ de 20 à 30 minutes et comprennent le post-partum immédiat. Bien que courtes, ce sont des étapes de la naissance très distinctes entre elles, chacune liée à une expérience essentielle et unique qui impacte le développement et le bien-être de la famille.

L’Achèvement

(Post-partum immédiat, délivrance du placenta)

Environ 30 minutes après la naissance, la mère reportera en général son attention vers son placenta. A ce moment-là le placenta est décollé de l’utérus et repose dans le yoni. Il est facilement délivré à ce moment-là sans histoire et sans problème. La sage-femme peut tenir le récipient et aider la femme à se positionner pour relâcher le placenta.

Alors que la mère a vécu son moment de création du lien et a eu une première communication avec ses êtres chers, elle s’installe maintenant pour nourrir l’enfant et reprendre des forces en mangeant et buvant. La famille est stable et sécure. Peut-être que la sage-femme a terminé maintenant le bonnet de l’enfant et l’offre aux parents avant qu’elle ne se retire.
Les bébés ont tendance à être éveillés pendant les premières heures environ après la naissance. Ensuite, généralement il glisse profondément dans le sommeil, après avoir été nourri et être tombé amoureux. La mère a délivré le placenta et a reçu soutien et présence de ses êtres aimés. C’est maintenant le moment pour la sage-femme, après environ une heure, lorsque le bébé dort, de revenir sur la scène et d’aider la mère à accéder à son corps et à ses saignements. La mère peut vouloir prendre une douche et évaluer son périnée, la chambre de naissance est rangée, les appels téléphoniques sont donnés. Peut-être que la mère demande encore à manger et désire parler, peut-être qu’elle désire se reposer. Alors que ce moment touche à sa fin, la mère et son partenaire se rapprochent et se préparent à envelopper leur bébé, et s’envelopper mutuellement, dans le sommeil.
La sage-femme enveloppe le tout en prenant des notes ou en fermant les yeux dans une veille silencieuse.

Tisser l’histoire

(Post-partum)

Durant les jours suivants et les semaines suivantes, le tourbillon reste ouvert. Mamatoto … mèrebébé … construisent les relation et leur rythme. L’état modifié de conscience est encore apparent mais est en train de se fermer. La vitesse à laquelle il se ferme dépend du moment où la mère revient à la réalité ordinaire. Pendant ce temps, la famille et la sage-femme revisitent les événements de la naissance. C’est le moment essentiel de se raconter le voyage. La mère a l’opportunité de revisiter son état modifié de conscience avec ses accompagnants et d’exprimer sa sagesse. Le partenaire est englobé dans l’expérience et les parents partagent leurs perceptions.

Le tissage se poursuit à jamais. Les familles et la sage-femme forment un lien spécial et alors que le temps passe et que l’enfant grandit, la sagesse de la naissance continue à être dévoilée et comprise. Être présent avec les familles dans le post-partum est aussi important que d’être présent durant la grossesse et l’accouchement. C’est aussi l’étape où les parents me font savoir ce qui a fonctionné pour eux et ce qui n’a pas fonctionné. Dans cette période de communication ouverte et candide, les parents m’ont appris à devenir une meilleure sage-femme.

En poursuivant l’accompagnement des femmes et les familles lors de la naissance, plus de choses se sont révélées à moi. Alors que j’abandonnais mes idées préconçues sur la naissance, et observais ce qui se produisait réellement, les femmes se sentaient libres et enchantées de partager un nouveau paradigme avec moi. Et alors que je me rends compte que cette description de la naissance ne représente pas le courant dominant concernant la naissance aujourd’hui, ceci est mon expérience et l’expérience des nombreuses femmes que j’ai accompagnées. En tant qu’étudiante perpétuelle de la naissance, je les remercie.

* Lorsque j’emploie le pronom « il » pour me référer au partenaire, je ne souhaite en aucune manière marginaliser les couples du même sexe. Je ne souhaite pas non plus ignorer les mères célibataires qui ont fait plus pour la libération de la femme que n’importe quel autre groupe que je connaisse. Ma pratique était en majorité auprès de couples de sexes différents, des couples mariés, donc j’utilise le terme avec lequel je suis le plus familière.

Publicités