Améliorer nos pratiques

 » Tu es sage-femme,
tu assistes à la naissance de quelqu’un d’autre.
Fais du bon travail sans te mettre en avant ni t’agiter.
Facilite ce qui se passe plutôt que
ce que tu penses qui devrait se passer.
Si tu dois prendre les choses en main,
fais-le de telle sorte que la mère soit aidée,
mais qu’elle soit encore libre et responsable.
Alors l’enfant sera né,
La mère pourra dire avec raison:
« Nous l’avons fait nous-mêmes ».

Tao Tö Ching (extrait du Tao « être une sage-femme »)

Voici des traduction d’articles du Dr Rachel Reed, publiés sur son fameux blog « Midwife Thinking« . Sage-femme depuis 2001, formée au Royaume-Uni, elle a travaillé dans différents hôpitaux, public ou privé, et a accompagné des naissances à domicile en tant que sage-femme indépendante. Est aujourd’hui maître de conférence en sage-femmerie, à l’Université de Sunshine Coast, Australie.

Le placenta, un matériel de réanimation indispensable

Dans cet article, Rachel Reed explique, références à l’appui, pourquoi il est délétère de clamper le cordon quand un bébé a besoin d’être réanimé. C’est pourtant une pratique courante à l’hôpital, et qui est encore enseignée aujourd’hui dans les écoles de sage-femme. A l’hôpital, les appareils de monitorage et de réanimation sont regroupés sur une table de réanimation, en général proche du mur où se situe l’arrivée d’air et d’oxygène. Il faudrait réfléchir à la manière dont on pourrait amener le matériel de réanimation vers le bébé, et non l’inverse, afin que l’enfant puisse continuer à bénéficier non seulement de l’apport naturel en oxygène du placenta, mais aussi de la meilleure table de réanimation qui existe, sa maman. Cela se fera sûrement un jour car l’EBM abonde dans ce sens. D’ailleurs, Rachel Reed souligne qu’outre la plupart des sages-femmes à domicile, d’autres professionnels comme certains ambulanciers, se servent déjà du placenta comme matériel de réanimation.

La recherche (ses biais) et les soins en maternité

Cet excellent article brosse un tableau très complet des problématiques rencontrées par la recherche en obstétrique et propose des pistes d’amélioration. Il décrit pourquoi et de quelle manière l’obstétrique est certainement la pire discipline en médecine en ce qui concerne la pratique fondée sur la recherche.

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